Sagrex - Drève Léon Jacques

Route de Montagne à Quenast – COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les riverains se mobilisent pour leur qualité de vie

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse du comité « Le Pavé » concernant le projet de déplacement de la Drève Léon Jacques par la société Sagrex Quenast.

Si vous souhaitez entrer en contact avec le comité « Le Pavé » pour obtenir de plus amples informations sur ce projet, vous pouvez contacter notre rédaction, nous vous communiquerons les coordonnées des représentants du comité.
Vous pouvez également les contacter directement via leur page Facebook en cliquant ici.

À propos du « Pavé » : « Le Pavé » est un comité de quartier dont l’objectif est de redynamiser le village de Quenast.

Stop à la route de Montagne
L’ASBL « Le Pavé » a récolté plus de 800 signatures contre la « route de montagne » que Sagrex souhaite construire à Quenast. Les citoyens demandent à la carrière de revoir sa copie. L’ASBL dénonce aussi la désinformation qui règne dans ce dossier.

 

Communiqué :

–          Rappel des faits : La carrière de Quenast, propriété de Sagrex, veut détruire la Drève Léon Jacques pour étendre sa zone d’extraction de porphyre et maintenir ses 60 emplois locaux pendant 90 années supplémentaires. Sagrex a déposé une demande de permis à la commune de Rebecq, proposant une voirie de remplacement via Quenast. La nouvelle route démarre à la route Industrielle, surplombe le centre du village à une dizaine de mètres de haut grâce à une succession de ponts-cadres et finit sa course à la N6, en traversant au passage plusieurs quartiers de l’entité.

–          Le « Pavé » s’oppose fermement au projet : L’association ne veut pas de cette nouvelle voirie qui ne tient pas en compte les intérêts des Quenastois. Cette semaine, le vice-président de l’ASBL, Philippe Michel, ira déposer à la commune une pétition qui rassemble plus de 800 signatures. Le dossier est critiquable sur de très nombreux points : désastre urbanistique et environnemental (création d’une route de montagne qui va défigurer Quenast, et ce sur le dernier espace boisé du Sud du village), désastre sanitaire (dégradation de la qualité de l’air qui dépasse déjà les normes de l’OMS), désastre mobilité (non-prise en compte de la mobilité douce),… Fort des 800 signatures récoltées, « Le Pavé » demande donc à Sagrex de revoir sa copie et de se remettre autour de la table avec l’ensemble des acteurs concernés.

–          Le « Pavé » dénonce la désinformation et le manque de transparence qui règnent dans ce dossier : Certains sous-entendent, pour décrédibiliser l’opposition à la route, que s’opposer à ce projet, c’est s’opposer au maintien des activités économiques de la carrière. C’est complètement faux, puisque, même sans nouvelle voirie, Sagrex pourra poursuivre ses activités et maintenir ses emplois. Par ailleurs, « Le Pavé » soupçonne un agenda caché : le remplacement de la Drève n’est en fait qu’un prétexte pour créer le premier maillon de la « collectrice Brabant Wallon Ouest », une route de grande ampleur qui reliera la E429 au R0 (Haut Ittre), et cela sur le dos des Quenastois.


Ci-dessous, l’article de Philippe Michel, vice-président du « Pavé »

« Ce projet met en danger plus de 2.000 habitants »

Il est inconcevable que l’on ne dise pas la VÉRITÉ à propos de ce projet à nos citoyens, on ne peut les tromper de la sorte !

De quoi s’agit-il exactement ? Pourquoi doit-on supprimer la Drève Léon Jacques ?

La Carrière SAGREX à Quenast doit s’étendre au-delà de la Drève Léon Jacques, c’est une évidence économique afin d’assurer la pérennité de son exploitation et de l’emploi. Par conséquent, la Drève Léon Jacques est vouée à disparaître dès 2026. Pour mémoire, cette Drève date des années 50. Elle était à l’époque nécessaire à l’évacuation du charroi des carrières de Quenast vers la N6 (BXL-MONS), seul axe routier à l’époque. La Drève fut érigée sur la propriété des Carrières de Porphyre de Quenast et mise à disposition de la collectivité.

Comment se faisait la circulation dans Quenast avant la construction de la Drève ?

Avant la construction de la Drève Léon Jacques, les Quenastois subissaient le trafic de camions au sein du village sur des routes pavées…Les nuisances, à l’époque, étaient considérables. Il n’était même pas possible d’augmenter le transport par rail. L’axe ferroviaire était largement utilisé pour le transport des moellons de porphyre vers la Hollande pour la construction des digues, ainsi que pour le transport de ballast pour la construction des autoroutes belges et plus tard du TGV. En tant que Quenastois, nous sommes toujours fiers de retrouver dans les pays voisins ce porphyre qui a fait connaitre notre petit village aux quatre coins du Monde de par sa qualité.

Qu’est-ce qui a changé entre les années 50 et 80 ?

En matière de mobilité, les choses ont bien changé : l’autoroute A8/E429 a vu le jour et s’en est suivie la création de la Route Industrielle reliant le site des Carrières Sagrex à l’A8/E429 (Tournai –Bruxelles), la N7 (Bruxelles-Tournai-Lille) et permettant d’accéder à l’ensemble du réseau autoroutier belge et européen. C’est d’ailleurs par la route industrielle et l’A8/E429 que l’essentiel du trafic routier des Carrières (80%) passe aujourd’hui.

Oui mais alors, pourquoi a-t-on besoin de remplacer la Drève Léon Jacques qui va disparaître pour l’exploitation du porphyre si elle n’est pas nécessaire pour SAGREX évacuer son porphyre ?

La Drève Léon Jacques est pour le moment essentiellement utilisée par les usagers qui veulent rejoindre le Ring Ouest de Bruxelles (R0) et l’E19 (Amsterdam-Bruxelles-Paris) en passant par Ittre afin d’éviter les ralentissements à hauteur de HALLE !  Avec les années, ce trafic journalier ne fait que s’intensifier au grand dam de la population quenastoise, avec des centaines de poids lourds de plus de 2,5T (qui n’ont rien à voir avec la carrière Sagrex) empruntant la rue URBAN, et les milliers de véhicules légers, empruntant les rues Zaman et rue de Rebecq. Ça leur permet de rejoindre plus facilement la N6 (BXL-MONS) et le Ring Ouest R0/E19 via Virginal /Ittre au détriment des populations de Rebecq et Quenast. La Région Wallonne veut faciliter l’accès à l’E19 et au Ring Ouest en évitant le ralentissement de HALLE par la création d’une nouvelle route de transit entre l’A8/E429, le Ring Ouest (R0) et l’E19. C’est en fait, ce que cette Route de Montagne deviendra inéluctablement en passant au travers de notre village, en le défigurant complètement, et en le rendant même inhabitable.

Comment la Région wallonne s’y prend pour participer à la construction de cette route? Y aurait-il un agenda caché ?

Le deal est simple: en prenant pour prétexte que la société SAGREX qui exploite la carrière de Quenast doit s’étendre et supprimer la Drève, elle octroie le terrain à la Région wallonne qui contribuera à plus de 60% au coût des travaux et disposera ainsi de la route tant souhaitée, avec mission de l’entretenir. C’est le premier maillon puisque le suivant sera la liaison entre la N6 vers Ittre/Haut-Ittre et le R0 ainsi que l’E19. La boucle est bouclée et les milliers de Quenastois, au terme de ce projet dévastateur, subiront de plein fouet plus de 15000 véhicules par jour, sur une voie surplombant le village à 12 m de hauteur, et à 28 mètres de leur habitation à certains endroits. De plus, s’y ajoutera le trafic poids lourds du contournement de Tubize puisque celui-ci sera interdit tout prochainement au centre-ville. On sera donc bien au-delà des 20,000 véhicules et camions par jour.

Quel est l’impact sur l’environnement et les Quenastois?

C’est un vrai désastre sanitaire, environnemental et urbanistique qui s’annonce, contraire à l’engagement communal proposé par la majorité en place lors des dernières élections communales mais, surtout contraire à tous les engagements pris par la Belgique et la Région wallonne en ce qui concerne la réduction des Gaz à effet de serre ( CO2 ). Ca aura un impact considérable sur la santé de nos concitoyens.

Existe-t-il des propositions alternatives à ce tracé?

Bien sûr. D’autres tracés sont possibles et avaient été ébauchés lors du scénario du plan de mobilité de la commune en 2010. Ils sont réalisables mais n’ont malheureusement pas retenu l’attention de SAGREX ni de la Région wallonne, et n’ont par conséquent pas été dûment analysés par le bureau d’étude qui a réalisé le dossier architectural. De facto, ils n’ont pas non plus été présentés lors des réunions d’information de la population. La demande urbanistique présentée en mars 2019 vise à être la moins coûteuse en matière de budget, mais on n’a pas du tout tenu compte de l’impact sur les citoyens que pourrait avoir cette route!  Il faut bien savoir que ce projet met en danger plus de 2000 habitants !!

Quelle est la suite à donner alors à ce projet tel que présenté le 27 mars 2019?

En l’état, ce projet n’est pas acceptable, et la majorité des citoyens se sont exprimés dans ce sens lors des réunions d’information publiques ainsi que lors des consultations des dossiers à la commune. Nous exigeons, nous les citoyens, une remise en question fondamentale de ce projet destructeur en remettant tous les acteurs (Citoyens, SAGREX et la Région wallonne) autour de la table. Nous sommes tous prêts et mobilisés pour éviter un tel drame. Une pétition ( NON A LA ROUTE DE MONTAGNE ) est en cours et chacun peut également émettre un avis argumenté par un courrier ou par mail à l’adresse urbanisme@rebecq.be à l’attention du Collège communal de Rebecq  et cela avant le 10/5/2019. Il est impératif que chacun s’exprime, tel qu’il est de coutume dans un État de droit, et je sollicite nos concitoyens à participer, sans oublier de mentionner votre nom, Prénom, adresse et signature ainsi que la référence de l’enquête publique : 2019/FD/03.

Ph. MICHEL, un Quenastois de souche, fier de l’être, et très attaché à son village (1953)

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