PolitiqueSagrex - Drève Léon Jacques

Dimitri Legasse s’exprime pour le groupe Union sur le projet de déplacement de la drève Léon Jacques

Suite à l’actualité autour du projet Sagrex et le déplacement de la drève Léon Jacques, nous avons relayé ces derniers jours plusieurs publications sur ce sujet, tantôt citoyennes, tantôt politiques. Nous avons également contacté Dimitri Legasse, Bourgmestre de Rebecq et chef de file du groupe Union et lui avons demandé s’il souhaitait apporter une réaction à ces publications. Découvrez sa réponse ci-dessous.


L’enquête publique concernant le projet de route déposé par Sagrex s’est clôturée ce 10 mai. Je peux donc à présent sortir du devoir de réserve qui était le mien, et celui de tous les membres du Collège, pour m’exprimer quelque peu sur ce sujet crucial.

Oui, le groupe Union a toujours défendu et continuera à défendre la nécessité d’une route de substitution à la suppression de la Drève Léon Jacques. Il n’y a là ni projet secret, ni velléités cachées, comme j’ai pu le lire, il s’agit simplement de bon sens, pour ne pas paralyser totalement les centres de Quenast et de Rebecq aux heures de pointe. Mais non, nous ne nous sommes jamais prononcés sur le tracé de la route, ou le projet tel que déposé par Sagrex !

Tout d’abord parce que, non, nous n’avions pas eu connaissance du dossier complet avant que celui-ci ne soit déposé, et qu’un tel dossier mérite une étude attentive et ensuite parce que, oui, nous devions respecter notre devoir de réserve et permettre à tout citoyen de s’exprimer sur ce projet, de formuler son avis, ses inquiétudes, ses idées, sa vision, sans être influencé aucunement (même si d’autres, malheureusement, ne se sont pas privés d’instrumentaliser ce dossier à des fins politiques). Oui, nous avons encouragé et dynamisé cette participation : nous avons demandé à Sagrex d’organiser des réunions plénières, ainsi que des réunions spécifiques dans les quartiers les plus concernés, nous avons mis en place à l’administration des permanences spécifiques le samedi, où le projet était consultable, de même que les plans, en présence de professionnels pouvant répondre aux questions. Nous avons également volontairement prévu la clôture d’enquête en soirée afin de permettre à tout citoyen qui n’aurait pas pu envoyer ses remarques de venir les déposer en personne.

Non, nous ne partageons pas les solutions populistes proposées par certains, du style « y a qu’à fermer les Carrières ». D’abord, parce que notre village s’est construit autour de cette entreprise qui fait partie de son histoire et de son identité, mais surtout, soyons sérieux, parce que l’emploi est une préoccupation essentielle et que les Carrières fournissent aujourd’hui 60 emplois directs et environ 120 emplois indirects. Un nouveau drame social dans notre sous-région serait-il vraiment une solution d’avenir pour nos habitants ?

Le groupe Union a étudié le dossier déposé et lira chacune de vos contributions à l’enquête publique. D’ores et déjà, nous pouvons vous dire que, oui, nous nous rallions à beaucoup de ces remarques : la nécessité d’une voie de délestage pour les services de secours, la nécessaire création d’un cheminement pour les usagers lents, tant que faire se peut l’éloignement maximal de la voirie des maisons (cité de la Vallée et rue de la Gendarmerie), les écrans végétaux denses et plus nombreux, la création de zones naturelles le long de la rue de la Gendarmerie, la modification du tracé aux extrémités, singulièrement à l’entrée des carrières, à proximité du passage à niveau, éventuellement au bas de la Rue Urban sont autant d’enjeux que le projet déposé par Sagrex ne prend pas en compte. Par ailleurs, il ne faut pas exclure la possibilité de demander à Sagrex de revoir son projet en profondeur et même de réenvisager un autre tracé !

Je suis aujourd’hui profondément partagé entre joie et tristesse. Joie de voir la mobilisation et toutes les remarques constructives qui ont été déposées dans le cadre de l’enquête, et prouvent que notre Commune dispose des ressources pour construire un avenir concerté, mais tristesse de constater les dérives d’un petit nombre : faire signer une pétition à des enfants, ou à des personnes âgées venues ensuite signaler qu’elles l’avaient fait sous la contrainte, insulter, désinformer, tout cela n’est pas digne de nos villages et décrédibilise l’ensemble de la mobilisation.

La loi est la loi, qu’elle plaise ou non à certains, elle s’applique en tous cas à tous les citoyens. Les procédures dans ce type de dossier sont très complexes et codifiées. Il y a lieu de suivre les étapes, une à une.

L’enquête publique étant à présent terminée, ses résultats seront compilés et présentés au Conseil communal au mois de juin. Le Conseil disposera ensuite d’un délai pour étudier toutes les réclamations reçues et pouvoir ainsi, valablement et en tenant compte de celles-ci, donner son avis sur le projet de création de voirie. Le permis d’urbanisme, lui, fait l’objet d’une procédure distincte, auprès du SPW.

À titre personnel, j’en ai entendu de toutes les couleurs ces dernières semaines, j’ai été accusé de tout, sali par des commentaires mensongers et insultants, et j’ai eu du mal, je l’avoue, à ne pas quitter mon devoir de réserve pour rétablir certaines vérités.

Notre devoir de mandataire est de toujours représenter le mieux possible les citoyens, en synthétisant leurs besoins, leurs souhaits, leurs attentes. Et même si l’intérêt général n’est sans doute jamais égal à la somme des intérêts particuliers, le devenir et le quotidien de nos villages et de Quenast en particulier dans ce dossier, guident chacune de mes actions et celles du groupe Union, et cela ne changera jamais. N’en déplaise à d’aucuns.

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